Les retransmissions ondulatoires de la radio se sont arrêtées faute d’énergie électrique. Cela n’est pas un cas isolé, il est symptomatique des différents problèmes que peuvent rencontrer les initiatives dans la commune et dans le pays en général.
Avec un système défaillant et archaïque, peu de centrales électriques, l’EDH peine à combler les besoins de la population en général. Il suffit d’un simple retard de livraison de carburant ou d’une baisse de débit du fleuve de l’Artibonite pour que le pays soit plongé dans un blackout total. Il faut aussi noter les fils conducteurs qui sont abimés, les poteaux électriques défaillants, un service mal régulé tournant presque complètement à l’informel. Ceci peut être une brève radiographie de l’électricité en Haïti qui reste un service public.
Kenscoff, depuis plusieurs années, compte parmi les abonnés absents de ce service. Oubliée ? Négligée ? Fait exprès ? Rien ne devrait expliquer le fait que la commune n’est pas desservie en électricité. De surcroit, le drame insécuritaire d’avril 2025 semble avoir consolidé cette mise à l’écart de la commune.
Enfin, comme partout dans le pays, les citoyens les plus chanceux tournent vers l’énergie solaire pour palier ce manque. C’est bien une forme de revendication face à un Etat qui n’arrive pas ou ne veut pas subvenir aux besoins de sa population. Si rien n’est fait, un jour, l’EDH sera obsolète car individuellement on tournera vers les énergies renouvelables, ce revirement que l’Etat haïtien tarde à faire.
Christian Massillon
Le 1er mai 2026